WE du 6 et 7 juin 2026 : Géologie et ornithologie autour du bassin d’Arcachon
En collaboration avec la régionale de Bordeaux, le comité régional de l’APBG de Nantes a organisé un WE géologie et ornithologie autour du bassin d’Arcachon. Un bon moyen de se ressourcer et de recharger les batteries pour affronter la fin de l’année scolaire. Un grand merci à Nadia Sénéchal et à Marc Jubault-Bregler pour cette journée riche de connaissances et de convivialité !

Lorsque l’on parle de WE en Aquitaine, cela évoque peut-être pour beaucoup de monde, détente autour du bassin d’Arcachon avec la découverte de cet environnement particulier et des spécialités culinaires associées. Mais lorsque des apbgistes se rendent sur place, c’est aussi pour en comprendre tous les enjeux géologiques et économiques grâce au regard et à l’expertise de scientifiques. C’est ce que nous avons fait en association avec la régionale de l’APBG de Bordeaux, grâce à Nadia Sénéchal professeure à l’université de Bordeaux et directrice de l’observation aquitain des sciences de l’Univers.

Entre le fond du bassin d’Arcachon au niveau de l’embouchure du fleuve « L’Eyre » et le sommet de la dune du Pilat, la compréhension des mécanismes dictés par le courant de marée montante ou courant de flot et celui courant de jusant de la marée descendante n’a plus de secret pour nous.

Un historique géomorphologique complet nous a été donné expliquant la mise en place du bassin. Il y a 1500 ans av JC, anciennement estuaire fluviatile, le bassin s’est formé par la mise en place d’un cordon dunaire (le Cap Ferret) issu de l’apport de sables transportés depuis le plateau continental par les vagues de l’Atlantique légèrement orientées vers le sud-est formant une dérive littorale. D’ailleurs, le même phénomène explique la fermeture totale de plusieurs estuaires à l’origine aujourd’hui des lacs le la côte des landes (Lacanaux, Biscarosse etc.). Depuis, le Cap Ferret a subi d’importantes variations de longueur, alternant phase d’accrétion et d’érosion. Le maximum de longueur fut atteint en 1826 avant de connaître comme aujourd’hui une phase d’érosion plus importante. La dune du Pilat elle aussi s’est formée à partir 1500 ans av JC et ne cesse de grandir. Des épisodes d’arrêts de cette accrétion a permis le développement d’une végétation ou même de petits lacs, formant ainsi des paléosols qui offrent aujourd’hui un objet d’étude extraordinaire pour retracer la chronologie de l’histoire de la dune du Pilat.

Grâce à son discours clair et éclairant, Nadia Sénéchal a su nous expliquer tous les impacts de l’évolution du niveau de la mer sur la population et les enjeux économiques du bassin d’Arcachon. Cette journée nous a montré l’importance de la mission des scientifiques qui n’est pas de décider mais de donner un éclairage le plus objectif possible pour que des décisions à moyen et long terme puissent être prises.

Profs de SVT oblige, après une journée de géologie, journée ornithologie avec la visite de la réserve du Teich, 110 ha protégés et aménagés, près du bassin d’Arcachon, pour accueillir les oiseaux sauvages.
328 espèces y ont été observées et 88 y nichent ; ceci grâce à la diversité des milieux : eaux saumâtres / eaux douces, forêt / marais. Un lieu idéal à l’observation ! Et en juin, le mois de la reproduction et la nidification pour de nombreux oiseaux, est un moment privilégié pour admirer les petits… à la merci des milans noirs… Mais les parents veillent…
Encore une très belle journée passée dans la réserve en compagnie de Pauline, guide à la maison de la nature du bassin d’Arcachon, à parcourir les 6 km de sentiers parsemés de 20 observatoires et d’une « drink station », un bassin avec une vitre sans tain qui permet d’admirer de près un grand nombre de passereaux.



